Les 6 énergies vertes

L’un des objectifs de développement durable (ODD) convenu par l’Organisation des Nations unies (ONU) est de faire en sorte que l’ensemble de la population de la planète ait accès à la consommation d’énergie et, si possible, qu’elle ne pollue pas. Pour cette raison, les énergies alternatives vertes ou d’origine renouvelable prennent du poids.

En 2007, le Conseil européen, composé des 27 États membres de l’Union européenne (UE), a convenu que le pourcentage d’énergies renouvelables devait atteindre 20 % de la consommation totale d’énergie. Aujourd’hui, avec la crise économique provoquée par le coronavirus, il est difficile d’atteindre ces objectifs. C’est pourtant l’un des axes principaux du Green Deal européen, la feuille de route pour doter l’UE d’une économie plus durable et plus respectueuse de l’environnement.

1. L’énergie éolienne

L’énergie éolienne est celle qui est obtenue à partir du vent. Des rafales de vent déplacent des éoliennes installées, par exemple, au sommet d’une colline, pour produire de l’électricité. Ils sont généralement raccordés au réseau de distribution électrique de la région dans laquelle ils se trouvent. L’énergie éolienne est l’une des plus utilisées au monde. Selon la World Wind Energy Association (WWEA), les éoliennes installées fin 2018 couvraient environ 6% de la demande mondiale en électricité. Au sein de l’Union européenne, le pays qui arrive en tête de liste en matière de production d’énergie éolienne est le Danemark, avec 40,8 % de sa consommation annuelle, selon le rapport Renewables 2019 : Global Status Report. L’énergie éolienne est une ressource abondante, renouvelable et propre dont l’impact environnemental est généralement moins exagéré que celui des autres sources d’énergie.

2. L’énergie hydraulique et marémotrice

L’énergie hydraulique génère de l’électricité à partir du mouvement de l’eau, à partir des énergies cinétique (mouvement) et potentielle (force). Par exemple, le débit d’une rivière produit de l’électricité sans épuiser ni endommager l’eau. Dans le cas de l’énergie marémotrice, celle-ci est obtenue en profitant du mouvement des marées dans les mers et océans pour produire de l’électricité. Le groupe de recherche REN21, composé d’experts, d’organisations intergouvernementales, d’associations, d’ONG et de scientifiques, s’intéresse à l’énorme potentiel de l’océan pour produire de l’énergie et recommande une étude plus approfondie des voies de développement potentielles. Bien qu’il ne génère pas de déchets polluants, il a un impact important sur l’environnement et le paysage. Par exemple, lors de la construction de barrages, car de vastes étendues de terres sont inondées et le débit des rivières est modifié. Cependant, l’un des principaux avantages de l’énergie hydraulique est que son “moteur” est l’eau, une ressource qui couvre 70% de la surface de la planète Terre.

3. L’énergie solaire

L’être humain a profité de l’énergie dégagée par le Soleil depuis l’Antiquité grâce à différentes technologies, qui ont évolué jusqu’à nos jours. Aujourd’hui, cette énergie sous forme de lumière et de chaleur peut être captée et stockée dans des cellules photoélectriques, des héliostats ou des capteurs solaires, également appelés panneaux photovoltaïques, pour être ensuite transformée en énergie photovoltaïque (électricité) ou thermique (chaleur). L’Association Européenne de l’Industrie Photovoltaïque (EPIA) avance dans son dernier rapport que l’objectif pour cette année 2020est de fournir 12% de l’approvisionnement total en énergie électrique des pays européens Produire de l’énergie solaire photovoltaïque n’émet aucun type de pollution, c’est pourquoi il permet d’éviter l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

Cependant, l’un de ses principaux inconvénients est qu’il faut une journée claire pour capter la lumière du soleil, et les conditions météorologiques ne peuvent pas toujours être prévues.

4. L’énergie géothermique

L’énergie géothermique est obtenue en exploitant la chaleur stockée à l’intérieur de la Terre dans ses différentes couches. La chaleur est transmise des zones internes de la croûte vers la surface sous l’action de divers phénomènes, tels que le mouvement des plaques terrestres ou la circulation des eaux souterraines. La température de la planète est d’autant plus élevée que la profondeur augmente. Il est creusé pour profiter de la chaleur des roches et des liquides souterrains et la convertir en électricité. En tant qu’énergie renouvelable et non polluante, l’un de ses principaux avantages est que les ressources géothermiques sont pratiquement inépuisable. De plus, c’est une source d’énergie stable puisqu’elle peut produire de l’électricité ou de la chaleur tout au long de la journée, quelles que soient les variations climatiques.

5. L’énergie biomasse et biogaz

La biomasse est l’énergie obtenue à partir de la matière organique, c’est-à-dire des résidus et des déchets organiques pouvant être d’origine animale ou végétale. Un exemple de ceci serait le bois de chauffage, que nous pouvons brûler pour produire de l’électricité ou fermenter pour produire du biogaz. Celui-ci est composé majoritairement de dioxyde de carbone et de méthane généré par la dégradation de la biomasse, et est utilisé comme combustible. Le plus grand inconvénient de ce type de production d’énergie est qu’il peut favoriser la déforestation des forêts et le remplacement des zones de culture vivrière.. La culture de légumes destinés à produire de la biomasse peut augmenter le prix des aliments destinés à la consommation humaine, un prix que les pays pauvres ne peuvent se permettre et qui sont généralement les plus touchés par la faim.

6. Les énergies marines

Encore moins populaires que les 5 autres types d’énergies vertes, les sources marines sont des alternatives aussi bien rentables que performantes.

On peut noter :

  • L’énergie thermique qui va chercher les variations de températures qui se trouvent à différentes profondeurs.
  • Les marées qui créent de l’énergie par leur mouvement, descendant ou montant, à l’aide de turbines et de générateurs électriques.
  • L’énergie des courants marins captée avec des hydroliennes, pareil que les éoliennes, mais qui dont les pâles sont placés sous l’eau.