Les énergies fossiles, c’est quoi ?

Les combustibles fossiles sont une source d’énergie qui provient de la décomposition de la matière organique des animaux, des plantes et des micro-organismes, et dont le processus de transformation prend des millions d’années. Ils sont classés en trois types (pétrole, charbon et gaz naturel) et, selon les Nations Unies, ils représentent 80 % de la demande actuelle en énergie primaire dans le monde.

Les gens ont besoin d’énergie pour pouvoir mener à bien de nombreuses activités que nous réalisons, du chauffage de notre maison pendant les mois froids à la possibilité de se déplacer grâce à certains moyens de transport. Dans le tissu industriel, son utilisation va des segments qui ont toujours été inhérents à l’évolution humaine, comme l’agriculture, aux usines modernes qui produisent en masse toutes sortes de technologies, automobiles ou appareils grand public en général.

Des énergies renouvelables aux énergies fossiles

Il existe deux types de sources d’énergie du point de vue de leur origine. D’un côté, il y a les énergies renouvelables, dont la croissance a été très importante, surtout ces dernières années, contribuant à la durabilité de la planète. Ils se caractérisent par le fait qu’ils sont remplacés par l’usage du temps, c’est-à-dire qu’ils ont une vocation de permanence, ne causant pas, en règle générale, de détérioration de l’environnement et des écosystèmes. Les parcs éoliens, les parcs solaires ou ceux basés sur l’énergie hydraulique ou marémotrice en sont quelques exemples. En France, par exemple, selon les données de l’Association des Entreprises des Énergies Renouvelables, sur la base des statistiques du Ministère de la Transition Ecologique, les énergies renouvelables représentent environ 15% de la consommation totale des foyers et des industries, devant les autres comme le nucléaire ou le charbon, mais encore très loin du gaz naturel et du pétrole.

D’autre part, les sources non renouvelables dites les énergies fossiles ont le problème que leur utilisation est finie, elles sont donc menacées en permanence par le risque de disparition en cas de surexploitation continue. Cette réalité entraîne fréquemment une tendance à la hausse du prix du pétrole, si bien qu’à un coût plus élevé, son utilisation est découragée. Dans cette typologie, les combustibles fossiles sont inclus, qui sont basés sur les dépôts d’organismes fossiles qui, à un moment donné dans le passé, étaient vivants. Grâce à un processus qui s’étend sur plusieurs siècles, l’énergie fossile se forme par les unions qui se produisent entre le carbone et l’hydrogène issus de la décomposition de la matière organique, c’est-à-dire de tous ces restes de plantes ou d’animaux qui, après leur mort, ont été transformés par l’action de la nature elle-même.

Énergies fossiles : typologie

En général, les sources d’énergie fossiles peuvent être classées en trois : charbon, pétrole et gaz naturel. Le charbon est issu depuis plusieurs millions d’années du dépôt de matière végétale dans la terre, qui se compacte et s’échauffe progressivement. Il est généralement extrait des mines. Au cours des trois dernières décennies, son utilisation, en particulier dans les pays développés, a diminué au profit du pétrole ou du gaz naturel, même si, du milieu du XXe siècle à nos jours, sa consommation mondiale a doublé avec la Chine et l’Inde en même temps. C’est probablement le combustible fossile le plus abondant, et on estime qu’au rythme actuel la planète a encore des réserves pour au moins les 200 prochaines années.

De son côté, le pétrole provient des restes de micro-organismes marins qui s’accumulent au fond des océans. Dans un processus lent mais constant qui peut s’étendre sur plusieurs millions d’années, ces matériaux se déposent dans les roches, dans lesquelles le pétrole est ensuite extrait au moyen de plates-formes d’exploitation, le transformant par un processus de raffinage. En d’autres termes, le pétrole brut est un mélange d’hydrocarbures des espèces les plus simples (CH4, méthane) aux espèces complexes à 40 atomes de carbone, mais il doit être transformé par un processus de distillation fractionnée pour être utile.

On le trouve à différentes profondeurs des mers, de 600 mètres à 5 000 mètres. Le principal problème est que tant son extraction que son utilisation entraînent des niveaux élevés de pollution. Parmi les utilisations les plus fréquentes du pétrole, il convient de mentionner celle de carburant domestique et industriel, celle de carburant et de lubrifiant, et comme matière première de base dans l’industrie pétrochimique. En effet, aujourd’hui, elle est responsable d’environ 60 % des produits chimiques issus de cette industrie, tels que le plastique, les explosifs, de nombreux solvants, engrais ou antigel, pour ne citer que quelques exemples.

Enfin, le gaz naturel est une ressource fossile gazeuse également très abondante et, en général, propre, si on la compare au pétrole ou au charbon. Son origine est la même que celle du pétrole (dépôt de micro-organismes marins), même si contrairement à « l’or noir », il a commencé à être massivement utilisé il y a à peine trois décennies. Il se compose, fondamentalement, de méthane qui est comprimé dans les grandes profondeurs de la terre et qui est également extrait grâce au forage.

Il est de plus en plus utilisé grâce, entre autres, à son pouvoir calorifique élevé, à sa facilité d’utilisation dans les habitations et les industries, et à sa polyvalence. Elle a deux problèmes principaux : au rythme actuel, on estime que les réserves mondiales pourraient s’épuiser dans moins de 50 ans. De plus, leurs prix de marché sont étroitement liés à ceux du pétrole, de sorte qu’ils ont tendance à avoir une tendance cyclique à la hausse des prix.